• Philosophie


    Il arrive parfois que l'on soit amenés, des années plus tard à croiser un objet, entendre une musique ou respirer un parfum oubliés mais qui nous étaient familiers autrefois.
    Alors, en une fraction de seconde on se retrouve envahis par des souvenirs que l'on ne pensait pas avoir conservé, et qui refont soudainement surface, révélant une brèche dans l'inconscient.
    Et au-delà de l'ivresse de cette réminiscence, c'est la sensation vertigineuse de replonger pleinement dans le passé jusqu'à se retrouver dans l'état d'esprit d'alors qui nous saisit, comme si tout le vécu depuis s'était envolé dans l'intervalle d'un soupir.

    Pour moi, c'est ça le sens de la photographie : plus qu'une simple fenêtre sur nos souvenirs, elle en est la passerelle. Quand je me regarde en photo petit, je redeviens cet enfant et le reste n'existe plus :  c'est la recherche de ce sentiment qui guide mon travail au quotidien : La photo peut-être belle, techniquement parfaite, si elle ne provoque pas ce vertige, quelque part, elle reste incomplète...

    C'est pourquoi mon travail de photographe se décompose en trois étapes primordiales qui ne sauraient vivre l'une sans l'autre:


    • La prise de vue:

    C'est bien sûr l'élément essentiel de l'activité du photographe mariage: elle est la fondation sur laquelle va s'appuyer l'ensemble de l'édifice.
    Et comme toute fondation, elle doit-être solide. C'est pourquoi j'attache une importance particulière à la qualité de l'image au détriment parfois de l'aspect pratique et d'une certaine facilité. Mais c'est le prix à payer si l'on veut espérer produire un reportage unique.

    Aussi, j'ai banni les zooms de mon "wedding bag" pour ne travailler qu'en focales fixes lumineuses (ouvertures f2 à f1,4 pour les amateurs de chiffres).
    C'est certes plus contraignant parce que ça oblige à couvrir la journée avec en permanence 2 boîtiers autour du cou et à effectuer des changements d'objectifs réguliers, mais le jeu en vaut la chandelle car les optiques fixes sont nettement plus qualitatives.

    Je couvrirai donc votre mariage avec trois boîtiers Fujifilm et les optiques fixes suivantes:
    - Un 35mm pour les plans larges et les images que je souhaite impactantes
    - Un 50mm pour me rapprocher du sujet tout en conservant le contexte
    - Un 75mm pour les plans plus serrés et les portraits

    J'utilise peu (voir pas) le flash. Comme tout photographe, j'en ai un dans un coin de mon sac,  "au cas où", mais je ne le sors quasiment pas ...



    Contenu de mon "wedding bag"


    • Le post-traitement:

    C'est cette étape qui va donner à chaque cliché sa patine, sa fragile mélancolie: elle est à la photo numérique ce que le développement était à la photo argentique.
    En ce sens, le post-traitement  n'est pas un artifice, mais bel et bien une seconde naissance pour le cliché, après sa sortie de la boîte.

    Dans la même optique de recherche de qualité et parce que je reste convaincu que chaque photo doit-être travaillé comme une "oeuvre" unique, je n'applique pas de traitement par lot, je retouche les clichés un à un pour leur appliquer leur traitement définitif.

    C'est aussi pourquoi cette étape est la plus longue et la plus déterminante dans le choix du photographe dont elle constitue la signature




    • Le livre photo (en option):
    S'il est évidemment un élément important pour les jeunes mariés dont il constituera la mémoire de leur événement, il l'est également pour moi, en tant que photographe, car si le numérique, c'est parfait pour le stockage, c'est en touchant, en caressant la scène sur le papier que s'opère le grand saut.

    C'est ce livrable qui contribue à créer un liant entre les images en proposant le fil narratif de l'événement vu par le prisme du photographe: parce que ce qui est suggéré entre les images par un agencement choisi est aussi important que les images elles-mêmes ...